Qu'en est-il de l'avenir du RPI Junas Aujargues ?

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Qu'en est-il de l'avenir du RPI Junas Aujargues ?

Message par motivés le Mar 03 Nov 2009, 13:01

J’ai reçu dernièrement la copie de la lettre ouverte écrite par Christian CAM en réponse aux interrogations portant sur l’abandon éventuel du projet RPI Junas/Aujargues.
Regrettant que la population ne puisse bénéficier de l’argumentaire développé par Christian pour défendre le maintien du RPI avec choix de Junas pour l’implantation de la maternelle, j’ai demandé et obtenu son autorisation pour diffuser sur le forum le contenu de sa lettre. Il me semble en effet qu’il est important qu’un tel débat soit porté à la connaissance de tous ceux qui se sentent concernés par les choix de société.
(Bien que cela ait un intérêt tout relatif..., je tiens à dire que je fais partie de ceux qui soutiennent totalement Christian dans son choix de sauvegarder à tout prix l’entité « maternelle » gage d’un enseignement de qualité pour nos tout-petits. Engagement qui risque d’être fragilisé à terme si le choix d’une école primaire ( englobant la maternelle + l’école élémentaire) était privilégié).
Bonne lecture ...MJ Pellet


Christian Cam, le 30 octobre 2009

Lettre ouverte à Monsieur le Maire
et adressée aux membres du Conseil Municipal de Junas

Michel ;

Lors de la consultation autour de la Poste, nous avons eu l’occasion de discuter un peu de notre RPI, d’autant que la votation tombait le lendemain de la réunion du Conseil Municipal d’Aujargues lors de laquelle fut votée une motion remettant en cause ce qui semblait acquis depuis le printemps. Tu m’as posé une question à laquelle je n’ai pas eu le temps de répondre. En substance ce que je pensais de la solution « sans RPI », où Junas, par conséquent, suivrait la voie de Congénies, scolarisant uniquement ses propres enfants.
C’est entre autres ce point que je voudrais aborder, notamment avant le premier conseil d’école qui arrive bientôt. Je précise que je prends cette initiative sans consultation de mes collègues et que ce courrier n’engage que moi.

Une évidence de calendrier, tout d’abord : la carte scolaire aura lieu probablement mi-mars, ce qui signifie que, comme toutes le communes concernées par une mesure de carte, les décisions municipales devons être prises suffisamment en amont, sans doute pour les congés de Noël, ce qui laisse - à nouveau - peu de temps. Je déplore que nous soyons à nouveau dans l’incertitude à cette date. Je crois que toutes les conditions d’un débat tripartite (élus, usagers, personnels) n’ont pas été réunies afin d’éviter la situation actuelle, qu’on peut sans doute qualifier « d’impasse ».

Les enseignants n’ont pas été demandeurs de l’éclatement de notre RPI. Sans doute, les élus sont préoccupés par les problèmes liés aux structures d’un tel regroupement. Mais, à présent que les questions de transport sont en grande partie résolues (hors le midi, particulièrement pour les enfants résidant à Congénies, notamment parce que, pour la première fois depuis 1984, les élèves de maternelle ont un temps de scolarisation conforme aux textes en vigueur), les familles n’affichent probablement plus les mêmes préoccupations que l’an dernier. Cette question aurait d’ailleurs due être traitée il y a déjà au moins 4 ans, alors qu’apparurent les premiers dysfonctionnements graves. Faut-il rappeler que, jusqu’à cette année, nous avons fonctionné, à quelques détails – récents - près, avec le même service de ramassage qu’à l’origine du RPI, alors que nos effectifs ont doublé depuis 2000 ?

Les enseignants n’ont pas été demandeurs parce que le RPI est organisé en cycles, fait assez rare pour être signalé. Ceci a permis une certaine spécialisation des écoles où l’incertitude pour les enseignants avait peu de place : quand on postulait pour Junas, par exemple, on savait que c’était du CP ou du CE1. En toute connaissance de cause, on demandait le poste ou non. La stabilité remarquable des équipes pédagogique prouve, s’il en était besoin, combien cette organisation satisfaisait les enseignants. De fait, dans chaque école, sont développés des projets qui vont bien au delà de l’investissement qui est normalement demandé à un enseignant. Dans nos trois villages, les familles – juste revers ! – ont parfois tendance à considérer comme acquis la classe transplantée, l’atelier théâtre ou jazz… C’est pourtant loin d’être le lot de toutes les écoles. C’est pourquoi aussi, l’énorme majorité des élèves ne rechigne pas à se rendre à l’école…

Il ne s’agit pas de nous lancer des fleurs. Pour moi, une seule chose importe : la déconstruction de notre RPI et ce qui le remplacera par la suite offrira t’il aux élèves des conditions de travail d’aussi bonne qualité, voire meilleures ? On peut remarquer que cette thématique a peu transpiré du processus dans lequel nous sommes engagés. On a beaucoup évoqué les transports, les horaires, les locaux, les cantines… Les enseignants, pour leur part, ont nettement fait valoir leur attachement à l’existence d’écoles maternelles à part entière. Non seulement pour la maternelle elle-même, mais également pour l’élémentaire. Rentrer au fond du pourquoi serait long dans le cadre d’un courrier. C’est pourquoi je ne prendrai qu’un seul exemple. Il sera emblématique de notre opposition à l’école dite « primaire » ( école élémentaire comprenant une ou plusieurs classes maternelles).

On peut considérer qu’un village comme Congénies est fondé de demander son détachement du RPI. Avec la population, les élus considèrent que la « masse critique » est largement atteinte afin que la commune se dote de sa propre école. Côté enseignants, nous plaidons pour qu’il y en ait deux : une maternelle et une élémentaire. Pour l’heure, rien ne l’interdit encore, d’autant que la « masse critique » congénoise conforte cette solution. Imaginons qu’elle n’aboutisse pas, que Congénies, Aujargues et Junas sortent de ce RPI avec chacun son école primaire. Ce qui a été possible cette année ne le serait plus. Je m’explique : à l’occasion d’une baisse inattendue des effectifs en maternelle à cette rentrée (insuffisante toutefois pour remettre en cause le 6ème poste ouvert l’an dernier), la scolarisation de 7 enfants de deux ans a été rendue possible.

Avec des écoles primaires partout, ç’en sera terminé de cette possibilité, même à Congénies qui aurait 7 classes. L’école primaire à 7 classes la plus proche est celle de Villevieille. Cette école n’a pas scolarisé un seul « 2 ans » depuis des lustres. Celle de Nages non plus.

A Junas, on s’acheminerait vers une école primaire à 4 classes (95 élèves probables en fonction des effectifs actuels = 4 classes, moyenne 23,2) et à Aujargues une école à 3 classes (67 élèves). Dans de telles structures, on s’évertuera d’abord à répartir, redéfinir, chaque année, toutes les classes en fonction des effectifs. Les niveaux multiples ne seront pas choisis (comme nous le faisons parfois à Aujargues) mais contraints. Pas besoin d’être devin : il existe dans le primaire 8 niveaux d’enseignement (9 avec les tous petits). Lorsqu’on a 3 ou 4 classes pour les scolariser tous, on fait ce qu’on peut, rarement ce qu’on veut. Plus l’école est petite et plus le nombre de niveau à répartir est élevé, plus le problème se pose.

L’intégrité d’une école maternelle garantit que les petits seront scolarisés dans une école attentive à leur âge. Elle permet en outre de scolariser à 2 ans, s’il y a des places (avec une maternelle à Congénies, c’est faisable d’emblée. Ce serait plus délicat dans un RPI Junas-Aujargues). Elle évite, par défaut, des mélanges avec des élèves d’élémentaires. Les écoles primaires, surtout petites, multiplient les GS/CP, les CP/CE1, cours particulièrement difficiles pour les enseignants et loin d’être simples pour les élèves. Elles ne s’embarrassent pas d’enfants de 2 ans : c’est déjà assez compliqué comme ça !

S’acheminer vers 3 écoles primaires en lieu et place de notre RPI est, à mon avis, un non sens ; celui, d’ailleurs, que personne (?) n’envisageait au début. On sortirait d’un RPI organisé en cycles pour revenir à des écoles multi cycles et multi niveaux…

J’ai bien parlé d’un non sens dans notre cas, ce qui ne signifie pas que dans des petites structures, les élèves ne réussissent pas. Il est démontré par diverses enquêtes que dans des classes multi niveaux, dans des zones rurales, les élèves réussissent plutôt mieux. Ce qu’elles relèvent aussi, c’est que ces écoles fonctionnent quand les enseignants ont fait de ce type d’écoles un choix professionnel : ils y restent plutôt longtemps. Pour Aujargues comme pour Junas, courrait-on le risque d’une valse des enseignants ?

En revenant à l’hypothèse d’un RPI Junas-Aujargues, l’idée était justement de conserver une école maternelle pleine et entière. Elle permettrait une répartition en 2 classes qui n’est pas à la veille d’être bousculée : la démographie récente des deux villages laisse à penser que cette organisation serait pérenne pour longtemps. Elle autoriserait l’inscription d’enfants de 2 ans si les enseignants le jugent possible ou si les effectifs sont faibles. Elle autoriserait 4 ou 5 classes vraiment élémentaires (5 en 2010, en théorie, peut être 4 en 2011, suivant les effectifs actuellement connus).

Bien entendu, dans le cadre d’un RPI, il n’est jamais exclu qu’on soit forcé de faire basculer des GS en CP… mais les effectifs perceptibles actuellement excluent ce scénario pour un bon bout de temps.

Une école primaire est aussi un « attrape poste ». Reprenons Congénies : si l’an prochain, Congénies se dote d’une école maternelle et d’une école élémentaire, alors le village peut prétendre à 8 enseignants. Si c’est une école primaire, il n’y aura que 7 postes. Il manquera plus de 10 élèves pour ouvrir la 8ème classe. D’une manière générale, c’est un phénomène bien connu : plus on globalise, plus la moyenne pour ouvrir est difficile à atteindre, particulièrement dans une école au faible nombre de classes. La conséquence sur Congénies : avec deux écoles, les élèves fonctionneront dans des classes de 21 ou 22 en moyenne. Avec une seule école, la moyenne dépasse 25, ce qui conduira probablement à des classes à 27 en élémentaire… et plus un seul « 2 ans » scolarisé. Sur Junas, les 4 classes d’une éventuelle primaire frôlent déjà les 24 : l’organisation pédagogique y sera complexe, avec des triples niveaux autour de 24 … Quel enseignant mordrait dans un tel scénario ?

Second volet de ce courrier : les locaux, le choix de l’implantation de la maternelle.

Je ne sais ce qui a motivé exactement la récente décision du Conseil Municipal d’Aujargues (d’autant que les enseignants n’ont pas été officiellement informés de cette « motion »). On en comprend le sens : domicilier les maternelles à Junas et les élémentaires à Aujargues.

D’un point de vue strictement professionnel, j’avoue pencher aussi pour cette idée, depuis le début.

L’école de Junas compte actuellement 4 salles de classes aménagées situées au rez-de-chaussée et un restaurant en dur prévu pour 40 à 45 places assises. Y accueillir 2 classes maternelles permet de les installer de plein pied et de bénéficier de deux salles pouvant notamment servir aux activités de psychomotricité, de dortoir… L’étage, moyennant l’escalier de secours envisagé, permettrait l’installation d’une BCD / salle informatique et d’une salle pour les personnels (cuisine, laverie…). Bref : être à l’aise dans les locaux existants.

A l’inverse, l’installation de 5 classes élémentaires à Junas implique l’utilisation complète des locaux, ne laissant disponible aucune salle supplémentaire (atelier, BCD, informatique, etc…) capable de réunir une classe entière.

J’évacue sciemment le débat financier du réaménagement de l’école d’Aujargues en cas d’accueil des maternelles, mais convenons que c’est aussi un aspect non négligeable…

Même si les locaux d’Aujargues ne sont pas idéaux, tout en ayant 5 classes comme aujourd’hui, ils offrent une grande salle atelier supplémentaire au rez de chaussée, une bibliothèque pour les deux classes de l’étage, une petite salle atelier à l’étage pour l’une des classes, un bureau, deux locaux de rangement extérieur (matériel pour l’EPS, etc.). En termes de confort et d’espace pour les élèves et les enseignants, il n’y a pas de commune mesure avec 5 classes à Junas. Certes, Aujargues a aussi son Arlésienne : le plateau sportif… Et il faudra bien s’attaquer à la question du restaurant scolaire.

En matière de construction scolaire, il n’existe de norme qu’en terme de m2/ élève dans une salle de classe. Il faudrait néanmoins prendre en compte le fait que les écoles constituées uniquement du même nombre de salles que de groupes classe sont bien à l’étroit, et que cette conception de l’école remonte à la première moitié du XXème siècle. Les écoles récentes, et c’est heureux, envisagent des salles supplémentaires (voir l’école de Li Passeroun à Sommières, par exemple) car elles sont aujourd’hui nécessaires à de multiples activités que la configuration d’une salle de classe rend impossible.

Bien évidemment, l’une des motivations des élus de Junas à pencher pour le scénario retenu au printemps est liée, encore une fois, au transport. Au sein d’un RPI Junas/Aujargues, maintenir l’élémentaire à Aujargues signifierait transporter l’an prochain potentiellement 61 junassols du CP au CM2. Il faut probablement envisager deux bus. L’un d’entre eux, grâce à un assez fort décalage horaire entre les écoles (25 ou 30 mn) pourrait assurer la rotation des maternelles d’Aujargues.
Le scénario inverse (la maternelle à Aujargues) réduit le transport scolaire à un seul bus ( 22 élèves environ à transporter), sans pour autant resserrer les horaires.

La question qui se pose donc est de savoir si l’on va privilégier le confort d’étude des élèves ou l’aspect financier du transport scolaire… J’avoue ne pas avoir bien compris le sens de la proposition junassole (la maternelle à Aujargues) sauf à la relier à la question du coût du transport, ce qui ne constitue pas, pour moi, « l’entrée principale » du questionnement actuel. Sauf à dire aussi que d’autres éléments, plus subjectifs, plus personnels, ont pesé dans la balance.

Pour conclure, disons qu’il reste environ un mois et demi pour prendre une décision. J’espère profondément qu’un terrain d’entente pourra être trouvé avec Aujargues, tout en sachant les difficultés, aggravées récemment par l’affaire du concasseur…

Je pense aussi que ce qui a été construit à trois doit être retricoté à trois…

Juste une remarque que je ne voudrais pas qui soit mal prise, ou considérée comme un quelconque chantage. Parlons un peu des personnels. Certains (enseignants, mais aussi personnels non enseignants) vivent très difficilement les incertitudes qui planent depuis 2 ans maintenant sur l’avenir du RPI ; Puisqu’entre enseignants nous en avons discuté, il faut aussi savoir que le scénario « chacun son école » aurait un impact profond sur les équipes. Oui, il appartient aux municipalités de définir les contours des écoles qu’elles administrent, mais il faut simplement rappeler qu’à l’égal d’une entreprise pour un salarié, une école est un lieu de travail pour des professionnels. Si le cadre est à ce point modifié que l‘enseignant le juge pire qu’avant, pour lui-même, en fonction de l’idée qu’il se fait de son métier, il demande sa mutation. Congénies, parce que comptant d’emblée 7 classes, peut-être 8, tirerait à peu près son épingle du jeu. Mais nous serions peu nombreux à vouloir tenter l’expérience junassole ou aujarguoise. Ce n’est pas important au fond : il y aura évidemment toujours des enseignants nommés. Mais, pour nombre d’entre nous, ce sera une page à tourner. Certains le feront avec regret. Je crois savoir aussi que pour les non enseignants, la crainte de ce scénario est également réelle.

Tu trouveras ci-dessous les projections que nous avons faites, en cas d’écoles primaires à Aujargues et à Junas. Il y a un instituteur à la retraite dans l’équipe municipale : peut-être voudra-t’il bien examiner les données et imaginer ce que dans le métier nous appelons « la répartition pédagogique » (répartition des élèves dans les classes) et vous dire ce qu’il en pense.

Bien cordialement

Christian Cam










Projections réalisées à effectifs constants et en scolarisant en Petite Section (première année d’école) les naissances connues moins les départs de familles déjà effectués.



Scolarisation 2010 dans une école primaire à Junas
Année de naissance 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 totaux
Niveau de scolarisation CM2 CM1 CE2 CE1 CP GS MS PS TPS -
Élèves par 14 10 13 15 9 10 12 12 0 95
niveau
Elèves 61 élémentaires et 34 maternelles 95
Nombre de classes probable 3 classes élémentaires + 1 classe maternelle 4 cl.



Scolarisation 2010 dans une école primaire à Aujargues
Année de naissance 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 totaux
Niveau de scolarisation CM2 CM1 CE2 CE1 CP GS MS PS TPS -
Élèves par
niveau 13 7 8 8 10 6 7 8 0 67
Elèves 46 élémentaires et 21 maternelles 67
Nombre de classes probable 2 classes élémentaires + 1 classe maternelle 3 cl.
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Re: Qu'en est-il de l'avenir du RPI Junas Aujargues ?

Message par zebu le Mer 04 Nov 2009, 07:36

C'est intéressant d'avoir l'avis du directeur de l'école d'Aujargues, qui n'a sans doute pas envie de voir son école devenir une école maternelle et pour lui, l'obligation de changer de boutique. Parce qu'on comprend pas bien pourquoi les familles de Junas devraient perdre 1h30 par jour à attendre le bus. 1h30, c'est autant de temps pour nos enfants pour faires des activits plus intéressantes que le bus. 17h30, à cet âge, c'est déjà tard pour inscrire à un club de sport ou autre. Et puis, s'il y a 4 classes, ça fait une pièce libre pour l'informatique non ? Et puis s'il y a plus de place à Aujargues, il y a aussi plus de classes insalubres ou il "pleut". ça donne pas envie d'y mettre nos enfants et si les élus d'Aujargues avait donné plus d'importance à son école ils n'en seraient pas là. Les niveau multiples sont de toutes façon choisi par les enseignants. Le seul truc, c'est donc si les enseignants n'y mettent pas du leur. M. Cam dit qu'on aurait 23 ou 24 élèves par classe au lieu de 21 ou 22 ? La belle affaire! Si c'est pour ça qu'on a une fronde des enseignants, c'est un scandale.
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le RPI ça chauffe aussi!

Message par Fantomette le Mer 04 Nov 2009, 15:49

Bonjour,

Je suis d'accord avec zebu les parents en ont assez de perdre leur temps à l'arrêt du bus et ça que ce soit junas ou aujargues c'est la même chose! Quand aux enfants ils sont fatigués! alors justement parlons-en des enfants...puisque mr le directeur est si fier que le RPI accueille des " 2 ans" comme il dit, est-ce qu'il se rend compte de la journée que ça représente? les enfants partent a 8h40, ils ont classe plus ou moins cantine ou retour en car ce qui implique de faire l'aller retour à la maison en 1 heure temps de repas inclus! puis classe à nouveau puis car, retour 17h30 ce sont des journées beaucoup trop longues pour des enfants de cet âge que nous récupérons totalement épuisés!

quand aux enseignants, qu'ils aient des souhaits sur leur façon de travailler je peux très bien le comprendre, maintenant les usagers ont aussi leur mot à dire. Concernant la façon de travailler il me semble qu'il n'y aurait pas de grands changements puisque la plupart d'entre eux ont choisi de travailler en classe à double niveau.
Quelquefois au détriment des élèves, les moyenne sections de congénies ne font plus de sieste sauf une classe pour info mes collègues de travail ayant des enfants de cet age m'ont confirmés qu'ils faisaient tous la sieste, ce qui allège considérablement leur journée.
Nous voulons bien être compréhensif avec les instits mais qu'ils n'oublient pas qu'en tant que fonctionnaires de l'état ils ont comme n'importe quel autre agent administratif le droit à la mobilité si leur travail ne leur convient plus. Personnellement j'aimerai connaitre d'autres avis, d'autres instits par exemple sur junas...
vous l'aurez compris en tant que parent d'élève je suis pour l'éclatement total
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Re: Qu'en est-il de l'avenir du RPI Junas Aujargues ?

Message par fabrice le Jeu 05 Nov 2009, 09:42

Bonjour,

Cette question du RPI est complexe. En plus des arguments avancés par le corps enseignant, par Christian Cam, par les parents d'élèves, il y a toutes les considérations liées avec le rôle de la communauté de commune, la vie du village et même de son avenir. Toutes ces éléments doivent, et sont, pris en compte dans la réflexion.

Je suis bien d'accord avec Christian, il faut exclure (dans un premier temps) la question financière pour simplifier le débat. Que ce soit pour les transports ou les locaux, il y a des solutions. C'est une question d'argent, pour la CCPS et le département, mais c'est plus une question de volonté politique, d'autant que nul n'a évalué au final quelle solution est la plus onéreuse : d'un côté le transport au quotidien, de l'autre la réfection de locaux (qu'il est plus que temps de faire de toute manière à Aujargues).

La première question à la quelle il nous faut répondre est donc : quelle est la meilleure solution pour la qualité de l'apprentissage de nos enfants ? Deux possibilités : un regroupement scolaire ou pas.

Le regroupement scolaire a été mis en place afin de mutualiser le nombre d'enfants scolarisés pour pérenniser les classes alors que la population de nos villages laissait craindre des fermetures ou des classes à plus de trois niveaux, ce qui faisait peur à l'époque. Il a permis de construire un projet pédagogique plus stable et plus riche à la satisfaction des enseignants et des parents. Il a également permis un brassage entre les 3 villages, et des activités communes.

Force est de constater aujourd'hui qu'avec le quasi doublement de la population, les raisons qui ont amené la création du RPI (devenu entre temps "l'un des plus grand de France") ont disparues. La question est donc maintenant: même si on est pas obligé de faire un RPI, reste t-il la meilleure organisation pour nos enfants ?

D'un point de vu strictement scolaire, comme apparemment nombre d'enseignants , je pense que oui.

En contre-partie, il contraint au transport les enfants, dès leur plus jeune âge. Cela à un côté intéressant, mais passé la découverte, c'est surtout une perte de temps pour eux, qui se fait au détriment d'autres activités plus enrichissantes (sport, jeux, activité manuelle...). D'une certaine manière, ce temps est pris sur celui laissé aux familles pour compléter l'éducation scolaire. Je fais partie de ceux qui pensent que l'éducation parentale à un rôle majeur et qu'il n'appartient pas à l'école de tout apporter, en particulier en matière de vie en société et sur les valeurs qui forment le caractère. Ce temps est donc précieux. Il faut donc que le projet pédagogique sans RPI soit vraiment moins bon. Est-ce le cas ? Congénies à décidé que non, et que les avantages de l'éclatement étaient supérieurs. Voici mes réflexions pour Junas :

1) On aurait effectivement des classes à 2 ou 3 niveaux. Apparemment, les enseignants (ainsi que les études faites) nous expliquent que cela n'est pas un problème. C'est même un avantage à condition que l'enseignant soit motivé.
2) Il y aurait une moins grande flexibilité dans la composition des classes, avec des passerelles en "cycle" GS/CP, CP/CE1/CE2, etc...
3) Plus d'école maternelle distincte avec son directeur (en ce qui concerne Aujargues et Junas, en tout cas, et cela je le regrette, bien qu'il semble qu'il soit difficile de s'y opposer. Nous verrons ce qui se passe à Congénies ou la maternelle est tout à fait légitime), mais une école primaire. Conséquence : difficultés attendues pour accepter les 2 ans jusqu'à ce que l'accroissement justifie une ouverture de classe, ou bien au contraire que des places se libèrent. Pour ma part, et par rapport à ce que je disais plus haut, je ne trouve pas ça grave qu'un enfant de 2 ans reste avec ses parents ou ses grands parents, ou même avec une nounou. Au contraire. Mais je reconnais que c'est mieux de laisser la liberté de choix.

Dans les avantages de la solutions sans RPI
1) Libère du temps pour les enfants
2) Libère du temps aux parents (on n'en a pas parlé, mais on parle là effectivement d'1h à 1h30 selon que les enfants mangent à la cantine : c'est considérable)
3) Va dans le sens du grenelle de l'environnement
3) Les enfants vont à l'école dans leur village

Je veux m'arrêter sur ce dernier point, que tu n'abordes pas Christian (sans doute volontairement). Il est au cœur du débat. Un village sans école, c'est un village qui se meurt. L'école participe du service public, mais aussi de l'identité d'un village. Qui n'a pas gardé des souvenirs, un attachement, et des émotions fortes de son école élémentaire ? A la maternelle, nous sommes trop petits pour bien nous en souvenir. Alors, n'avoir qu'une école maternelle dans un village, c'est un peu perdre de l'attachement à son village pour les générations à venir. Et c'est bien là que ça passe pas entre Aujargues et Junas, car les élus des deux communes sont d'accord pour faire un RPI à condition de garder l'école élementaire !..

Junas a plus d'enfants qu'Aujargues, au point que comme tu le dis Christian, il faudrait deux bus au lieu d'un pour emmener les 61 petits junassols à Aujargues, alors qu'un minibus suffirait sans doute pour emmener les maternelles d'Aujargues à Junas. On ferait payer ainsi à la collectivité un supplément de transport, mais surtout on ferait perdre globalement plus de temps aux enfants. Cette solution irrationelle est en plus injuste, car pourquoi les enfants (et les parents, du coups) de Junas devrait supporter le plus gros de ce désagrément des transports ? En plus, il faut considérer que Junas est, contrairement à Aujargues, hors des principales voies de communication. La perte d'une école élémentaire à Junas représente bien plus que pour Aujargues ou Congénies. Regarde simplement pour le commerce : avec une population bien moins importante, Aujargues offre de nombreux services avec sa zone artisanale, ses commerces alimentaires et discount, sa station essence... C'est aussi pour ça que l'installation du concasseur que tu évoques aurait été aussi pénalisante pour l'avenir du village. La qualité de vie est l'atout majeur de Junas, son gage de pérennité, et l'école doit en faire partie.

En tant qu'élu à Junas, je trouve donc qu'il est important de considérer l'avenir de notre village et pas seulement l'intérêt d'une organisation ponctuelle. Pour Junas, les arguments pédagogiques ne sont pas suffisamment pertinents. Ce RPI était devenu une exception. Les écoles primaires fonctionnent pour toutes les communes comparables à Junas par leur population, et je ne voit dans ton argumentation, Christian, rien qui ne montre que ça ne peut pas marcher. Si j'étais partisan d'un regroupement avec Aujargues au début, c'est sur la base d'une organisation juste et rationnelle de ce regroupement. Pour la question de la "fronde" des enseignants que certains évoquent, je n'y crois pas. (Je ne peux imaginer qu'une personnes ayant fait ce choix de métier fasse payer le prix fort aux enfants pour un changement d'organisation, même si il y a une perte de confort personnel et pédagogique) Mais ça aussi se gère.

Donc, je ne voit pas pourquoi les junassols, enfants et parents, devrait avoir le plus gros des inconvénients et tout ça pour en plus mettre leurs enfants dans une école que beaucoup décrivent comme aux limites de l'insalubrité - alors que Junas en a une toute neuve ? Et c'est bien ce que nous aurions aujourd'hui si le conseil municipal de Junas ne l'avait pas rejeté, de justesse!

Un dernier point : tu sais que le RPI n'a aucun fondement juridique. Il repose exclusivement sur la confiance et les bonnes relations que peuvent entretenir nos deux communes. Aujourd'hui, ces conditions ne sont absolument pas réunies et nous sommes plusieurs élus à penser désormais que ceux qui en paieront le prix, ce sont les enfants et les enseignants.

Merci en tout cas à Christian et à "Motivé" pour avoir partagé ces informations et ce point de vu. C'est suffisamment important pour que l'on prenne le temps de d'y réfléchir à fond, ce qui explique aussi qu'un choix ne soit toujours pas fait et que les élus aient souhaité prendre un maximum de recul avant de prendre une décision définitive.
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Re: Qu'en est-il de l'avenir du RPI Junas Aujargues ?

Message par alp le Jeu 05 Nov 2009, 11:07

Pourquoi construire des crèches si l'école accepte les enfants a deux ans ? D'ailleurs, pourquoi pas 1 an, comme ça on utilise tout l'argent des gardes d'enfants ou crèches pour l'école. Et hop
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Re: Qu'en est-il de l'avenir du RPI Junas Aujargues ?

Message par fabrice le Ven 06 Nov 2009, 07:07

@alp Je suis pas un spécialiste, mais je crois que c'est pas si simple. Entre un petit de deux ans et un bébé d'un an, il y a un monde. Je crois qu'il faut par exemple un adulte pour 8 en crèche, 1 pour 5 même lorsque les petits ne marchent pas encore... c'est tout de même différent en maternelle. Même si, comme je le disais hier, je trouve aussi que 2 ans c'est tôt. C'est pourtant bien pratique lorsque les deux parents travaillent.
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Re: Qu'en est-il de l'avenir du RPI Junas Aujargues ?

Message par alp le Dim 08 Nov 2009, 15:51

Peut-être avec plus d'instits en maternelle alors !? Je sais que c'est pas par là que va la politique nationale
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Re: Qu'en est-il de l'avenir du RPI Junas Aujargues ?

Message par vaphil le Mar 10 Nov 2009, 07:19

Aller, je me fends d'un petit mot ... un petit mot qui n'engage que moi, et moi seul.

Je ne vais pas répéter ce qui a déjà été dit, ceux qui s'intéressent au sujet auront pris le soin de lire complètement les commentaires précédents. Et je précise au passage : je ne néglige en aucun cas ce qui a été dit.

Cependant, je voudrais suivre un fil, relevé par Fabrice, et dont j'évoque assez régulièrement le cheminement depuis plus de deux années (je dois l'avouer, j'ai un peu abandonné depuis quelques temps, probablement usé par ma prêche dans le désert ... mais bon, l'occasion m'est ici offerte de l'évoquer une dernière fois, j'en profite).

Je parle, ceux me connaissant auront deviné, de "Les enfants vont à l'école dans leur village ..." et de ce qui suit : tout y est très juste et vrai, d'une grande logique. Sauf que ... Comme bien des démarches logiques "non-mathématiques" va-t-on dire, elle peut, et selon moi, doit, aboutir à une toute autre conclusion que celle proposée.

Je m'explique, et à différents niveaux.

Tout d'abord : "un village sans école est un village qui se meurt" ... oui, mais pas pour des raisons "enfantine" : un village sans école est un village qui se meurt car c'est autour de l'école que les parents se rencontrent, et fréquemment des familles nouvellement installées qui se lancent dans l'aventure parentale. Dans ce cadre là, j'aurais tendance à dire, bien au contraire, que c'est l'école maternelle que l'on a intérêt à garder dans le village ... (si tant est que je sois d'accord avec cette vision intéressée des choses).

Point suivant : "pourquoi les enfants (et les parents, du coup) de Junas devraient supporter le plus gros de ce désagrément des transports", en parlant du déplacement des élémentaires ... Il me semble que le transport est cause de souci principalement pour ce qui concerne les maternelles, et non les élémentaires. Dans l'hypothèse d'une maternelle à Junas, nos plus petits resteraient au sein de notre village, sans souci ... (je dis cela, mais personnellement, mes petits sont allés à Congénies en maternelle, et cela ne m'a jamais angoissé plus que cela ...).

Allons un peu plus loin : "Junas est [...] hors des principales voies de communication" ... oui, en effet, et en quoi le perte d'une école élémentaire a-t-elle un lien avec cela ?
De même, "La qualité de vie est l'atout majeur de Junas, son gage de pérennité" ... en effet, et en quoi avoir seulement une école maternelle battrait en brèche la qualité de vie et la pérennité du village, quel lien avec la scolarisation des enfants ?

On arrive, selon moi, au cœur du sujet (allez-y grincez des dents) : notre petit village ... l'irréductible village (gaulois ?).

Eh oui, attrapons le fil, et tirons dessus ...

L'argument sous-entendu ici est : avoir chez nous "nos" enfants, les avoir dans "notre" village, dans "notre" école, dans "notre" cadre de vie, dans "notre" qualité de vie, dans "notre" village en dehors des voies principales, loin des commerces d'Aujargues, loin de la ZAC de Congénies ...

Eh oui, le fond de la question est là.

En essayant de ne pas être polémique de trop, voici un premier élément de réflexion, juste pour aiguiller vers le sujet :

Je ne sais le montant des taxes professionnelles apportées par Aujargues, Congénies et Junas à la communauté de communes (recettes qui financent entre autres, justement, le cadre de vie de Junas), mais je gage que Junas n'est pas en tête ... Et je précise que le propos n'est pas de dire que Junas profite, bien au contraire :

Le propos est que chacun comprenne qu'aujourd'hui, et dans une vision éclairée des choses, les enjeux ne se jouent pas au niveau du village, mais au-dessus, y compris, pour revenir au sujet qui nous intéresse, pour nos enfants.

C'est dans ce cadre que chacun devraient, selon moi, se positionner.

A toutes fins utiles, je laisse quelques éléments en pâture à la critique :

- A l'heure où (presque) tous savent l'importance de la mise en place des communautés de communes (entre autres) permettant justement d'organiser le développement de nos régions, est-il bien sage de se recroqueviller sur soi ?

- Si le regroupement pédagogique a donné satisfaction pendant plusieurs années, n'a-t-il pas aussi contribué à garder, assouplir, des relations entre des villages n'ayant pas forcément les même optiques ?

- Les bus associés au regroupement, au même titre que le regroupement lui-même, n'ont-ils pas permis un lien humain entre nos trois villages ?

- A l'heure des études supérieures à l'international, à l'heure où déjà au collège sont organisés des voyages à l'étranger, les habitants de Junas, au lieu de refermer le noyau familial sur leur village, ne devraient-ils pas permettre à leurs enfant dès leur plus jeune âge de voir du pays, à ne pas avoir peur d'aller au-delà de la voie verte ? ... Si tant est que ce soit ceux-ci qui en aient peur ...

Je finirai juste par deux remarques récapitulatives :

1/ Junas est un très agréable village, et si j'ai choisi d'y vivre, ce n'est pas pour rien. Mais ça ne doit pas être un bastion fortifié, ne serait-ce, entre autres, que pour pouvoir faire valoir ses intérêts sans être taxé d'individualisme.

2/ Nous prêtons tous une infinie attention au bien être de nos enfants. Mais ils ne sont pas en sucre, ils ont une capacité d'adaptation très développée, et c'est même un des éléments qui les caractérise.


Bien cordialement à tous,

Philippe
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Re: Qu'en est-il de l'avenir du RPI Junas Aujargues ?

Message par stef le Mer 11 Nov 2009, 18:03

RPI c'est très bien avec 3 villages, mais est-ce que c'est la peine de perdre 1 à 2h par jour dans le transport au lieu de faire d'autres activités pour un petit échange à deux villages ? Le bus, à Junas, on a tout le temps d'apprendre surtout pour ceux qui iront à Nîmes. Les petits de 2 3 ou 4 ans ont quant même un peu de temps pour "préparer" des études supérieures à l'international"
J'aurais un jour, bientôt peut-être, des enfants et j'aime autant penser qu'ils pourront profiter un peu du coin et de la famille avant de penser boulot...
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re:qu'en est-il du RPI?

Message par sophie le Jeu 12 Nov 2009, 23:27

Bonsoir

Je suis bien d'accord avec stef, pour avoir mon fils qui profite des avantages et des inconvénients du RPI.
Je ne vois pas bien en quoi perdre 1h à 1h30 dans les transports permet aux enfants de ne pas avoir peur...de quitter leur village. Je trouve que l'on frise le ridicule là, comme tout parent d'un enfant scolarisé, je sais très bien que mon enfant sera appellé à prendre les transports pour ... ailleurs! mais de 2 à 5 ans quel intérêt? j'avoue que ma profession d'auxiliaire puéricultrice me pousse plutôt à regretter que mon petit rentre aussi fatigué de ses journées, et finalement les soirées familiales sont bien souvent agitées
Je pense qu'en allant à l'école dans leur village, les enfants gagneraient en qualité de vie et les parents aussi!
Quand aux enfants qui ne sont pas en sucre heureusement parce qu'à ce que l'on dit l'école d'aujargues prendrait l'eau

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Re: Qu'en est-il de l'avenir du RPI Junas Aujargues ?

Message par fabrice le Ven 13 Nov 2009, 17:48

Philippe, j'ai lu ton message avec beaucoup d'intérêt, et d'ailleurs j'en profite pour te remercier de te joindre au débat. Je te rejoins sur les avantages du RPI (sauf en ce qui concerne le "voir du pays dès le plus jeune âge", je reste convaincu qu'il y a plus intéressant à faire pendant 1h30 et 4 fois par semaine que de prendre le bus pour faire 5km... pendant 5 ans). Je suis d'accord, en tout cas sur l'intérêt du renforcement des liens entre villages : c'est aussi la raison pour laquelle j'ai depuis le début été partisan d'un RPI (équitable) avec Aujargues, même si les dernières informations sur les effectifs, le flou sur les compétences et l'engagement de chaque partie pour gérer un RPI que nul texte légal ne vient arbitrer, rendent aujourd'hui ce projet un peu... insensé.

Une petite question tout de même : au niveau pédagogique, je ne saisi pas bien dans ton message quels avantages viendraient compenser le temps consommer par les transport. Ce temps réduit les activités extra-scolaires, rallonge la journée des enfants, et donc leur fatigue, et possiblement leur capacité d'attention et d'assimilation durant les 6 heures de classe (pour une prise en charge de 8h40 à 17h30, soit presque 9 heures). L'avantage concret tient je crois dans une répartition plus facile des élèves par niveaux, un probable plus grand confort pour les enseignants. Mais ce confort compense t-il la fatigue accrue et surtout le temps perdu dans le bus par les enfants ?

C'est pour ça qu'au départ, j'étais favorable à une école élémentaire sur Junas, pour déplacer moins d'enfants, mais Aujargues a dit clairement non. Faut t-il donc que Junas accepte de faire l'effort alors que cet effort est double et l'intérêt pédagogique moins évident avec une centaine d'enfants ? Si la logique n'est pas convaincante, le bon sens et un soupçon de sens moral devrait pourtant l'être...

Du point de vu communal, s'il est vrais que l'air du temps va vers une recherche d'efficacité qui semble passer par les regroupements d'échelles (multinationales en économie, communautés de communes, agglomérations dans l'administration) cela ne veux pas forcément dire que c'est bon et souhaitable pour l'Homme. Ainsi, les multinationales font plus de profits, en effets, mais à quel prix pour les petites boites (on disait "à taille humaine") ou le commerce de proximité ? En agriculture, l'actualité nous montre combien il est difficile de travailler à petite échelle, et pourtant combien sommes nous a regretter les produits fermiers en fruits, viandes ou autres fromages ?

Lorsque je dis que Junas est à l'écart des voies de communication, c'est que l'on ne peut miser sur l'attrait de l'emploi, des services (Pharmacie, supermarché, etc..), les transports pour garantir le développement ou la pérennité du village. Comme tu le dis, Junas n'a pas une activité économique très développée : c'est un village principalement résidentiel, qui table sur son cadre naturel (d'où le polémique avec le concasseur...). Mais les zones résidentielles doivent garantir un minimum de services de proximités pour que les habitants ne vivent pas "sur la route", ce qui fini par dégrader la qualité de vie, augmenter les coûts et au final, les actifs n'ont d'autre choix que de se rapprocher de leur travail, d'une école et des magasins. Boulangerie, poste et école font donc partie de ces services qui sont d'autant plus essentiels qu'il sont les derniers.

D'ailleurs, je ne pense pas que défendre les atouts de "son" village soit faire preuve d'un esprit trop étriqué ou passéiste. N'ayons pas honte d'y mettre de l'affection - aller à l'école dans "son" village participe aussi de cette attachement pour l'endroit où l'on a de bons souvenirs d'enfance - et peut-être incite à y rester pour y développer quelque chose, qui sait ? Un élu local ne doit t-il pas aussi favoriser cela ? La nouvelle organisation sociale (voir Agenda 21) vers laquelle nous pousse la rupture des équilibres écologiques rend cette vision bien moderne.

Donc, pour mettre ainsi des bus et nos enfants sur la route, ayons la certitude d'avoir des raisons suffisantes.

Pour info, mardi 17 aura lieu une réunion entre tous les élus d'Aujargues et Junas, ainsi que le Président de la CCPS, M. Valette, pour (espérons le !) arrêter un choix.

Les élus de Junas rencontrerons lundi 16 des représentants des parents d'élèves et des enseignants pour les entendre auparavant.
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Re: Qu'en est-il de l'avenir du RPI Junas Aujargues ?

Message par alp le Ven 13 Nov 2009, 18:23

Ne pouvez-vous prendre rapidement une décision et rediscuter RPI si le besoin se fait sentir et dans un climat plus apaisé
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Re: Qu'en est-il de l'avenir du RPI Junas Aujargues ?

Message par Philippe le Mar 24 Nov 2009, 21:32

Un peu en vrac ...

Pour la question de Junas et de son cadre de vie, mon propos est seulement de dire que oui il faut défendre les atouts de Junas, mais sans s'enfermer dans du junasso-junassolisme psychorigide.

Concernant les trajets en bus : évidemment ce n'est pas un bien en soi, notamment du fait de leur durée. Mais en passant de trois à deux villages, le système serait extrêmement simplifié, et à mon idée, on ne parlerait alors plus du bus en heures, mais en minutes.

Pour la question de la sortie du village, stef et sophie, faudrait quand même lire un peu au-delà de mes mots : reportez-vous au post de Fabrice, qui a bien envisagé le sujet.

Et pour expliciter sous un autre angle : selon moi, faire passer 8 années de scolarité à nos enfants dans la même école, en présence des mêmes enseignants, avec le même cadre ... ben moi, excusez-moi, mais ça me parait très "fermé" comme approche éducative.

[Vu le nombre croissant de topics, courte réponse dans chacun, ces réponses étant liées entre elles]
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Re: Qu'en est-il de l'avenir du RPI Junas Aujargues ?

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